Les partenaires du programme "Sauvegarde de la parole sarthoise" ont eu à coeur, pour certains, de vous faire part de leurs recherches, et pour d'autres, d'évoquer, non sans une certaine émotion, l'histoire de leurs proches aujourd'hui disparus.
Ces textes inédits accompagnés d'illustrations uniques permettront d'approfondir vos connaissances sur la Sarthe et sur tous ceux qui ont participé à son histoire.
Au XXe siècle, en Sarthe, les recherches sur le parler, les coutumes et le folklore ont été initiées par Paul Cordonnier-Détrie puis poursuivies et développées par Roger Verdier et Jeanne Ménard. Dans les années 70, de jeunes chercheurs, réunis au sein d'associations comme le GARM ou CPS, ont pris le relais.
Déan-Laporte a sans doute été le premier auteur "à succès" au début du XXe siècle pour ses histoires patoisantes comme "la potironnée" ou "le concert". Après la Seconde guerre mondiale, Roger Verdier va composer de nouvelles histoires et poèmes en parler sarthois. Dans un autre registre, celui du music-hall, Jem monte ses revues d'actualité qui feront le tour du département.
En Sarthe, la danse n'a pas occupé une place déterminante dans la construction identitaire régionale. Néanmoins, les témoignages sont nombreux sur cette pratique culturelle essentielle, qu'elle soit traditionnelle, de caractères ou bien de bal.
En Sarthe, qu'ils aient connu un grand succès auprès d'un large public ou plus modestement joués à l'occasion de bals dans leurs village, les musiciens ont toujours occupé une place à part. Découvrez ici quelques portraits d'artistes comme Roger Bisson, ou le musicien Ernest Guitton qui ne vivait lui aussi que pour la musique.
Les moyens de diffusion de la musique en Sarthe ont été très variés. Dans les campagnes, le violoneux ou l'accordéoniste de routine qui souvent avait appris d'oreille était très sollicité lors des bals et manifestations locales. Dans les cafés il n'était pas rare aussi de trouver des instruments de musique mécanique qui diffusaient les derniers airs à la mode.
Entre la chanson traditionnelle de tradition orale, largement étudiée par les chercheurs, et la chanson française, il existe une voie intermédiaire qui puise dans ces deux formes de répertoire. Les chansons de villages, ou les chansons crées à l'occasion de manifestations, telles que les 24 heures du Mans, sont une forme aujourd'hui méconnue d'une expression populaire.