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Maurice Rondeau, sarthois viscéralement attaché à son département d’origine, éprouvait une admiration totale pour Roger Verdier, lui aussi amoureux fou de la Sarthe. D’un même caractère rugueux, les deux hommes partageaient une profonde connaissance du parler local. Il est logique, dans ces conditions, qu’un jour, "l’élève Rondeau" ait voulu rendre hommage à son" maître Roger Verdier" !
Ce document sonore a, à l'origine, été enregistré sur cassette audio compacte par Maurice Rondeau lui-même.
Ce document sonore s'inscrit dans le cadre d'une série de plusieurs enregistrements de Maurice Rondeau, effectués en 1983, proposant des interprétations d'oeuvres de Roger Verdier :
- Histoires et poèmes tirés des "Gearmes d'noûs Guèrouáes" :
- Histoires tirées des "50 bobillonneries" :
Roger Verdier ne pouvait, ni ne voulait laisser indifférent. Né dans la Sarthe, mort dans la Sarthe, il a passé toute son existence à glorifier sa "petite patrie". Infatigable touche à tout, il a utilisé tous les moyens pour mener à bien cette tâche qu'il s'était fixée. Sa passion le conduisit à se livrer, tour à tour, à la poésie, au roman, au conte, à l'histoire, au folklore, à l'archéologie, à la numismatique, à la toponymie... à la polémique aussi. On a aujourd'hui, oublié que Roger Verdier fut l'un des grands érudits manceaux du XXe siècle.

Roger Verdier
(Coll. Serge Bertin)
En savoir plus sur Roger Verdier
Roger Verdier vouait une profonde admiration à une illustre voisine : Jeanne Blin-Lefebvre, présidente de la Société Littéraire du Maine. Celle ci ne lui avait-elle pas déclaré, lors d'une conversation animée : "Verdier, vous écrivez comme un lettré, mais vous exprimez comme un charretier !". La remarque l'avait touché. Quelques années plus tard, il composa un recueil de 13 poèmes patoisants : "Les germes de nos groies" (janvier 1948, Le Racaud édit. 1967). Parmi les autres œuvres poétiques de Roger Verdier, on retiendra "La cime de volupté" (Société Littéraire du Maine édit. 1945), "Au hasard des glanes" (Société Littéraire du Maine édit. sans date), "Les heures polissonnes" (Les Tourelles édit. 1947).
Originaire de Fresnay-sur-Sarthe, Maurice Rondeau s'est illustré, durant la Seconde guerre mondiale, dans la Première Armée de Libération. Il a tiré de cette rude expérience un sens aigu de certaines valeurs, telles que la volonté, l'exigence et l'amitié.
Professeur à Funay, au Mans, il se consacra, lorsque vint l'âge de la retraite, à la recherche généalogique. Sa participation fut déterminante au sein de l'équipe de "Trésor du Parler Cénoman", lors de l'élaboration de son dictionnaire. Il contait admirablement Roger Verdier, auquel il vouait une admiration aveugle.

Maurice Rondeau
(Coll. Alain Moro, La vie mancelle et sarthoise)